Cycle de recyclage de l’aluminium

Le cycle de recyclage de l’aluminium est un processus complexe, dans lequel plusieurs facteurs interviennent. Ses canaux de récupération, ses applications et ses marchés présentent de possibilités multiples. Le rôle du récupérateur devient fondamental, car il se trouve au centre du « cycle » et collabore de manière décisive pour donner la meilleure utilisation possible à un matériau qui peut être recyclé pratiquement à 100 %.

Comment se déroule le cycle de recyclage de l’aluminium ?

L’aluminium usagé arrive principalement par deux canaux : les déchets de la consommation domestique ou industrielle (par exemple, les câbles électriques, les planches lithographiques, les canettes de boisson, les autres pots et emballages, les véhicules à la casse, les démolitions, etc.) et des coupes et copeaux produits lors de la fabrication de produits en aluminium. Par conséquent, pour les récupérateurs en gros, il peut y avoir différents types de fournisseurs : l’industrie générale, les usines, les petits ateliers, les centres de tri, détaillants ou grossistes, ce qui montre une internationalisation croissante de ce secteur.

De nombreux types d’aluminium différents sont commercialisés sur le marché de la récupération, mais on peut les regrouper en quatre catégories : les produits laminés (planches de construction, plaques d’impression, papier aluminium, pièces de carrosseries de véhicules…), produits extrudés (profils des fenêtres, pièces pour véhicules…), les aluminiums moulés par gravité ou par injection (pièces de moteurs, poignées de porte, etc.) et les tréfilages pour la fabrication de câbles et autres utilisations.

L’industrie classe également l’aluminium en deux catégories : l’aluminium primaire, lorsqu’il est extrait de son minéral de bauxite, et l’aluminium secondaire, lorsque sa matière première de base est constituée de ferrailles d’aluminium et de coupes d’aluminium usagé et de coupes de fabrication.

Le terme « ferraille » est utilisé dans un sens large, comme déchets de produits métalliques déjà utilisés, sachant que le secteur de la récupération applique principalement ce terme aux déchets de produits de fer et en acier.

Ce fait conditionne également le processus de recyclage, car lorsque les prix baissent, moins de matériaux sont récupérés. Quoi qu’il en soit, grâce à sa cotation en bourse (LME), le marché de l’aluminium est un marché ouvert. Ainsi, les prix sont les mêmes partout dans le monde. Bien entendu, c’est la loi de l’offre et de la demande, comme dans n’importe quel secteur, qui dicte les lignes directrices à tout moment.

Le raffineur

Les raffineries d’aluminium sont le dernier maillon de la chaîne de recyclage de ce matériau. Leurs achats dépassent normalement les 10 tonnes, de sorte que leurs fournisseurs sont toujours des récupérateurs en gros. Lorsqu’un accord d’achat a été conclu avec eux, des analyses générales de la matière première sont effectuées pour vérifier ses caractéristiques. En outre, lorsque les matériaux entrent dans la raffinerie, des échantillons de chaque camion sont également analysés pour éviter d’introduire dans le four des substances qui ne conviennent pas au processus de production de la raffinerie.

Dans ces installations, on fait fondre des boîtes de conserve en aluminium, par exemple, ou tout autre déchet avec revêtement ; on produit leur combustion en captant les produits de la combustion à travers des filtres spéciaux par lesquels passent les fumées pour ainsi éviter la pollution atmosphérique. Pour fondre ce type de matériau, des fours spéciaux avec des installations de filtrage sont nécessaires. Ceux-ci sont généralement plus coûteux que le four lui-même. Le produit final des raffineries est constitué de lingots d’aluminium, dont les dimensions et l’alliage sont adaptés à la demande du client.

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